Russell résiste à Verstappen de 0s196 dans un Bakou chaotique et ramène l'écart à 66 points

George Russell a livré l'un des week-ends les plus accomplis de la saison sur le circuit urbain de Bakou samedi, convertissant une pole position stupéfiante en sa troisième victoire de 2026 et sa première depuis l'Autriche en juin. L'écart à l'arrivée — 0,196 seconde sur Max Verstappen — classe ce résultat au 10e rang des arrivées les plus serrées de l'histoire de la Formule 1 sous drapeau vert. Kimi Antonelli, parti 16e après un accident en qualifications, a remonté jusqu'à la 5e place. L'avance au championnat reste à 66 points avec huit manches à disputer.
La course a eu lieu samedi plutôt que dimanche à la demande de l'Azerbaïdjan, le 27 septembre étant le Jour du Souvenir commémorant les victimes du conflit du Haut-Karabakh en 2020.
Le Cauchemar de Qualifications d'Antonelli
L'histoire du week-end a commencé avant l'extinction des feux. Antonelli a touché les barrières au virage 1 lors de la première partie des qualifications — une fuite hydraulique depuis la première séance d'essais avait rendu la voiture imprévisible — et n'a pas pu continuer. Il s'élancerait depuis la P16, 15 places derrière son coéquipier, contraint à une remontée depuis la pire position possible sur un circuit urbain où les dépassements sont théoriquement disponibles mais jamais gratuits.
Russell, de son côté, avait réalisé le meilleur tour de qualification de sa carrière. Son temps en Q3 était 0,837 seconde plus rapide que la Ferrari de Charles Leclerc en deuxième position — la plus grande marge de qualification de la saison 2026 — et lui offrait la position de départ la plus confortable de tout le peloton.
La Course Dans la Course
Au départ, Russell a immédiatement effacé Leclerc et a commencé à s'échapper. La vraie histoire du premier tour était Verstappen, qui s'élançait de la P8 sur pneus mediums et a découpé les pilotes chaussés de gommes tendres avec une efficacité chirurgicale, passant Hamilton puis Leclerc avant la fin du premier secteur. Au tour 5, il était troisième, en chasse d'Isack Hadjar, et déjà dans les plans de l'équipe Red Bull pour la deuxième place.
En tête, Russell était métronomique. Au tour 25, il avait ouvert un avantage de 11 secondes et pouvait se permettre de ménager ses pneus mediums. Il a signalé avoir frôlé le mur au virage 15 — « juste une caresse », a confirmé son ingénieur — mais rien qui ne compromette le rythme.
Antonelli, pendant ce temps, se frayait un chemin dans le trafic depuis l'arrière du peloton. Il lui a fallu 17 tours pour remonter de la P17 (il avait perdu une place au départ) dans les points. Il a passé Colapinto, a hérité de la P8 quand Norris est allé tout droit au virage 1, et avait atteint la P8 quand le premier incident significatif de la course a tout rebattu.
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